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34 781 cambriolages de logements ont été enregistrés en Île-de-France en 2025, soit 95 par jour, et une baisse de 12 % en un an. Derrière cette moyenne régionale plutôt rassurante, les écarts entre départements sont considérables : Paris et les Hauts-de-Seine reculent de plus de 20 %, la Seine-Saint-Denis conserve le taux le plus élevé de la région, et la Seine-et-Marne est le seul département francilien où les cambriolages ont augmenté. Chez Protech Alarme Vidéo, nous lisons ces chiffres chaque année avec un regard d'installateur, parce qu'ils racontent des modes opératoires, des types d'habitat et des créneaux horaires très différents d'une zone à l'autre. Cet article compile les données officielles les plus récentes (bilan 2025 du SSMSI publié début 2026, communiqués des préfectures, premières tendances 2026) pour chacun des huit départements, puis traduit ce que ces chiffres changent concrètement pour la protection de votre maison, de votre appartement ou de vos locaux.

Cambriolages en Île-de-France en 2025 : les chiffres clés à retenir

Un cambriolage de logement, au sens du SSMSI (le service statistique du ministère de l'Intérieur), désigne un vol ou une tentative de vol commis dans une résidence principale ou secondaire par effraction, escalade ou usage de fausses clés. Les tentatives sont comptabilisées au même titre que les cambriolages aboutis. Ce détail a son importance pour la suite de cet article : un système de détection qui fait fuir un intrus avant qu'il n'entre produit une "tentative" dans la statistique, et un logement intact dans la réalité.

Voici les repères à retenir pour l'année 2025, dernière année complète disponible :

  • 34 781 cambriolages de logements en Île-de-France en 2025, contre 39 514 en 2024, soit une baisse de 12 % (SSMSI, bilan statistique 2025).
  • 211 600 cambriolages de logements en France sur la même période, en recul de 3 % sur un an et de 2 % par an en moyenne depuis 2016. L'Île-de-France concentre donc environ 16 % des faits nationaux.
  • Un taux régional proche de 5,9 cambriolages pour 1 000 logements, contre 5,6 en France. L'écart avec le reste du pays se resserre nettement : en 2022, l'Insee mesurait 7,9 pour 1 000 en Île-de-France contre 5,8 au niveau national.
  • Sept départements sur huit en baisse. Seule la Seine-et-Marne progresse, de 2,6 %.
  • Un recul de 25 % par rapport à 2022 (46 520 faits cette année-là) et, selon les départements, de 20 à 36 % depuis 2016.

Les autorités avancent plusieurs explications à cette baisse : la présence policière renforcée depuis les Jeux olympiques de 2024, le déploiement du dispositif "Villes de sécurité renforcée" dans plusieurs communes de la petite couronne à partir de septembre 2025, la montée en puissance de l'opération Tranquillité Vacances et l'extension de la vidéoprotection municipale, que la préfecture de l'Essonne cite explicitement dans son bilan. Un autre facteur, rarement mentionné dans les communiqués, joue à notre avis un rôle croissant : le taux d'équipement des ménages. Selon une enquête Flashs pour Depanneo réalisée en juin 2025 auprès de 2 000 personnes, 43 % des Français disposent désormais d'un système de sécurité à domicile. Nous ne prétendons pas mesurer la part de chaque facteur, mais sur le terrain, la corrélation entre lotissements bien équipés et baisse des faits est difficile à ignorer.

Carte des huit départements d'Île-de-France avec le nombre de cambriolages de logements enregistrés en 2025 et l'évolution par rapport à 2024
Cambriolages de logements enregistrés en 2025 dans les huit départements franciliens : la baisse est générale, sauf en Seine-et-Marne.

Un mot sur la méthode, parce que vous croiserez des chiffres différents selon les sources. Les préfectures communiquent souvent sur "les cambriolages" au sens large, en incluant les locaux professionnels, les caves et les garages. La Seine-Saint-Denis annonce ainsi 6 952 cambriolages en 2025, alors que la base départementale du SSMSI en compte 4 975 pour les seuls logements. Dans cet article, nous retenons systématiquement la base statistique départementale du SSMSI (cambriolages de logements uniquement), qui est la seule à permettre une comparaison homogène entre les huit départements. Les taux pour 1 000 logements sont calculés sur le parc de logements Insee et arrondis à la décimale.

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Le détail département par département : Paris, petite couronne et grande couronne

Le tableau ci-dessous synthétise les données 2025 et 2024 pour chaque département. Pour l'Essonne, le chiffre 2024 est reconstitué à partir de l'évolution de -6,3 % communiquée par la préfecture, d'où le signe "environ".

DépartementCambriolages de logements 20252024ÉvolutionTaux pour 1 000 logements (2025)
Paris (75)7 0789 235-23,4 %≈ 5,1
Seine-et-Marne (77)4 0503 946+2,6 %≈ 6,2
Yvelines (78)3 8374 249-9,7 %≈ 5,7
Essonne (91)3 769≈ 4 020-6,3 %≈ 6,6
Hauts-de-Seine (92)3 8604 864-20,6 %≈ 4,7
Seine-Saint-Denis (93)4 9755 494-9,4 %≈ 6,9
Val-de-Marne (94)3 9974 297-7,0 %≈ 6,0
Val-d'Oise (95)3 2153 407-5,6 %≈ 5,5
Île-de-France34 78139 514-12,0 %≈ 5,9
France entière211 600≈ 218 200-3 %5,6

Paris : la plus forte baisse de la région

Avec 7 078 cambriolages de logements en 2025 contre 9 235 en 2024, Paris enregistre un recul de 23,4 %, le plus marqué des huit départements. Le taux tombe autour de 5,1 pour 1 000 logements, ce qui place désormais la capitale sous la moyenne régionale, une situation inédite depuis que le SSMSI publie ces séries. En 2016, Paris comptait 9 443 faits.

Le mouvement est visible arrondissement par arrondissement : le 1er passe de 94 à 72 faits, le 14e de 487 à 373. Historiquement, ce sont les arrondissements du centre et de l'ouest (8e et 6e en tête du classement 2024 rapporté au nombre de logements) qui concentrent les taux les plus élevés, pour une raison simple : la valeur des biens présents dans les appartements. À Paris, le cambrioleur ne franchit pas une clôture, il franchit une porte palière, souvent après avoir observé les habitudes d'un immeuble, ou il descend dans les caves.

Petite couronne : Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne

Les Hauts-de-Seine affichent la deuxième baisse de la région, avec 3 860 cambriolages contre 4 864 en 2024 (-20,6 %), et le taux le plus bas des huit départements, autour de 4,7 pour 1 000 logements. Cette moyenne masque cependant une géographie très contrastée. Dans le classement communal 2024, les taux les plus élevés du département se trouvaient dans les communes les plus aisées de l'ouest : Marnes-la-Coquette (19,1 pour 1 000 logements), Vaucresson (17,7), Ville-d'Avray (15,2), Sèvres (14,2) et Saint-Cloud (13,7), soit trois à quatre fois plus qu'à Nanterre. Autrement dit, dans les Hauts-de-Seine, le cambriolage est sélectif et ciblé.

La Seine-Saint-Denis reste le département francilien au taux le plus élevé, autour de 6,9 pour 1 000 logements, avec 4 975 faits en 2025 contre 5 494 en 2024 (-9,4 %). La préfecture, qui compte tous les lieux cambriolés, annonce de son côté 6 952 faits (-8,5 %). La trajectoire longue est néanmoins spectaculaire : 7 719 cambriolages de logements en 2016, soit une baisse de 36 % en neuf ans. Le dispositif "Villes de sécurité renforcée" a été déployé à Aulnay-sous-Bois, Bondy, Noisy-le-Sec et Sevran depuis septembre 2025. Là encore, les écarts locaux sont importants : Montfermeil atteint 9,0 pour 1 000 logements quand Épinay-sur-Seine se situe à 4,6, et Saint-Denis passe de 280 à 225 faits (-20 %).

Le Val-de-Marne enregistre 3 997 cambriolages de logements, contre 4 297 en 2024 (-7 %), pour un taux d'environ 6,0 pour 1 000 logements. La préfecture indique une baisse de 10,3 % pour l'ensemble des lieux cambriolés et de 7 % pour les seules habitations, avec l'entrée de Villeneuve-Saint-Georges dans le dispositif "Villes de sécurité renforcée". Depuis 2016 (6 021 faits), le département a perdu un tiers de ses cambriolages.

Grande couronne : Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Val-d'Oise

La Seine-et-Marne est le seul département d'Île-de-France en hausse : 4 050 cambriolages de logements en 2025 contre 3 946 en 2024 (+2,6 %), pour un taux d'environ 6,2 pour 1 000 logements. Il faut relativiser cette progression au regard des 5 854 faits de 2016, mais elle rompt avec la tendance régionale. Certaines communes de l'ouest du département, en zone gendarmerie et proches des grands axes, voient leurs chiffres remonter, comme Lognes (de 36 à 43 faits). Notre lecture de terrain, qui n'engage que nous et que le SSMSI ne documente pas, est celle d'un report partiel de l'activité des équipes itinérantes vers la périphérie est de la région, là où la pression policière est moins dense et les délais d'intervention plus longs.

Les Yvelines, notre département d'implantation, comptent 3 837 cambriolages de logements en 2025 contre 4 249 en 2024 (-9,7 %), pour un taux d'environ 5,7 pour 1 000 logements, exactement dans la moyenne nationale. Le bilan présenté par le préfet le 5 février 2026 confirme une baisse de 10 % des cambriolages et de plus de 17 % des vols de véhicules, dans un contexte de recul général de la délinquance de 5 % et d'un taux d'élucidation passé de 41 % à 45 %. Sur le territoire de Rambouillet, les 36 communes de l'agglomération totalisent 221 faits, soit un taux identique à celui du département.

L'Essonne enregistre 3 769 cambriolages de logements, en baisse de 6,3 %, mais conserve le deuxième taux le plus élevé de la région, autour de 6,6 pour 1 000 logements. La préfecture attribue le recul des atteintes aux biens (-7,6 %) aux actions de prévention, à la présence des forces de l'ordre sur les secteurs exposés et à la vidéoprotection. Comme ailleurs, la moyenne cache des retournements locaux : Massy passe de 82 à 106 faits en un an, soit une hausse de 29 %.

Le Val-d'Oise ferme la marche avec 3 215 cambriolages de logements en 2025, contre 3 407 en 2024 (-5,6 %), et un taux d'environ 5,5 pour 1 000 logements. C'est le plus petit volume de la région, et une baisse de 35 % par rapport aux 4 915 faits de 2016.

Une intervention récente illustre bien ce que la situation seine-et-marnaise change dans notre façon de concevoir une installation. En janvier 2026, un couple de Lagny-sur-Marne nous a contactés après deux cambriolages dans leur rue, en novembre et décembre 2025. Leur pavillon de 140 m² donne, en fond de parcelle, sur un chemin communal : c'est par là que les deux voisins avaient été visités, en fin d'après-midi, par une baie vitrée coulissante sans volet. Nous avons conçu une protection périmétrique avant tout : un hub Ajax Hub 2 Plus avec secours 4G, deux détecteurs MotionCam Outdoor couvrant le jardin et la terrasse, des DoorProtect Plus avec détection de choc sur la baie et la porte de service, une sirène extérieure StreetSiren, et deux caméras Hikvision ColorVu 4 MP avec analyse AcuSense enregistrées localement sur un NVR, sans abonnement. Un mardi de mars 2026, à 19 h 10, le MotionCam a déclenché : le propriétaire a reçu la série de photos sur son téléphone en quelques secondes, avec deux individus le long de la baie. La sirène et le projecteur se sont enclenchés, les deux personnes ont quitté la parcelle en moins d'une minute sans avoir touché à la menuiserie, et les images couleur des caméras ont été transmises à la brigade de gendarmerie de Lagny. Dans la statistique 2026, cette intervention comptera comme une tentative. Pour nos clients, c'est une soirée ordinaire.

Technicien Protech Alarme Vidéo installant un détecteur de mouvement extérieur avec caméra sur la façade arrière d'un pavillon en Seine-et-Marne
En grande couronne, la protection commence par l'arrière de la maison : détecteurs extérieurs et caméras couvrent le jardin, principal point d'entrée constaté.
Vous habitez un département en hausse ou une commune exposée ? Parlons de votre protection périmétrique

Ce que les chiffres bruts ne disent pas : saisonnalité, tentatives et locaux professionnels

La saisonnalité 2026 : un été en hausse dans une année stable

Les bilans annuels lissent des variations mensuelles importantes. D'après les données de conjoncture publiées par le SSMSI en août 2026, la France a enregistré 18 665 cambriolages de logements en juillet 2026, soit une hausse de 7,1 % par rapport à juillet 2025, et 27 648 cambriolages tous lieux confondus (+5,8 %). Sur les sept premiers mois de 2026, le cumul reste pourtant en baisse de 1,2 % par rapport à 2025, et le SSMSI qualifie la tendance de stable depuis le quatrième trimestre 2024. Autrement dit, le pic estival s'accentue, dans une année qui ne se dégrade pas globalement.

Sur le terrain, nous observons deux saisons de cambriolage bien distinctes en Île-de-France. L'été, ce sont les absences longues qui font la cible : maisons fermées trois semaines, boîtes aux lettres pleines, volets clos en permanence. De novembre à février, c'est le créneau de fin d'après-midi, entre 17 h et 20 h, quand la nuit est tombée et qu'une maison éteinte signale immédiatement l'absence de ses occupants. L'intervention de Lagny-sur-Marne décrite plus haut, à 19 h 10 un mardi, est typique de cette seconde saison. Un système de protection doit être pensé pour les deux.

Les tentatives comptent, et c'est une bonne nouvelle

Puisque les tentatives figurent dans la statistique, la baisse des cambriolages ne signifie pas que les tentatives diminuent dans les mêmes proportions. Une part croissante des faits enregistrés correspond à des intrusions interrompues, par une alarme, un voisin, une caméra ou un éclairage. Pour un particulier, c'est la seule métrique qui compte réellement : l'objectif d'une installation n'est pas d'éviter d'apparaître dans les chiffres du SSMSI, mais de transformer un cambriolage en tentative, et si possible une tentative en simple passage devant la maison. Cela suppose une détection précoce (à l'extérieur, avant l'effraction) et une levée de doute immédiate (photo ou vidéo reçue sur le téléphone), deux fonctions qu'aucune alarme d'entrée de gamme ne fournit sérieusement.

Locaux professionnels, caves et parkings : l'angle mort des bilans

Les chiffres de cet article portent sur les logements. Le SSMSI a par ailleurs enregistré en 2025 61 300 cambriolages de locaux industriels, commerciaux ou financiers (-9 % sur un an) et 41 500 cambriolages "d'autres lieux", c'est-à-dire les caves, garages, parkings et boxes (-8 %). En Île-de-France, l'écart entre les chiffres des préfectures et ceux de la base logements donne un ordre de grandeur : en Seine-Saint-Denis, près de 2 000 faits sur les 6 952 annoncés concernent des lieux qui ne sont pas des habitations.

Ce point est central pour les copropriétés. À Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine, un syndic nous a sollicités fin 2025 pour une résidence de 32 lots dont les caves avaient été forcées à trois reprises en un an, via un parking accessible avec un simple bip copié. Nous avons remplacé la télécommande radio par un contrôle d'accès à badges MIFARE DESFire EV3 sur la porte du parking et l'accès aux caves, ajouté une caméra Dahua Full-Color à l'entrée du sous-sol et un détecteur d'ouverture relié à l'alarme du local vélos. Depuis, plus aucune effraction n'a été constatée. Un cambriolage de cave n'apparaît dans aucun bilan "logements", mais il coûte cher aux résidents et il est souvent le prélude à une visite des étages.

La densité et le type d'habitat pèsent plus que le département

L'Insee l'a mesuré pour l'Île-de-France : en 2022, le taux atteignait 8,1 cambriolages pour 1 000 logements dans les zones urbaines denses, 6,7 dans les zones de densité intermédiaire et 5,7 dans les communes rurales périurbaines. Le numéro du département compte finalement moins que trois paramètres : la densité de votre commune, le type de bien (maison ou appartement, rez-de-chaussée ou étage) et la valeur perçue de ce qu'il contient. C'est exactement ce que montre la géographie des Hauts-de-Seine, où un département au taux le plus bas de la région abrite des communes trois fois plus exposées que la moyenne nationale.

Ce que ces chiffres changent pour votre protection selon votre département

Des statistiques n'ont d'intérêt que si elles modifient une décision d'équipement. Voici comment nous traduisons ces données en recommandations, zone par zone, à partir de nos études de site.

Paris et Hauts-de-Seine : la porte palière, les caves et les parties communes

En appartement, l'effraction passe par la porte palière dans la grande majorité des cas, et par les balcons ou terrasses accessibles pour les rez-de-chaussée et les derniers étages. Nos priorités : une porte certifiée A2P BP ou au minimum une serrure multipoints certifiée, un détecteur d'ouverture couplé à un détecteur de choc sur la porte, un détecteur MotionCam dans l'entrée pour la levée de doute photo, et une sirène intérieure puissante, qui gêne un cambrioleur bien plus dans un immeuble que dans un pavillon isolé. Dans les communes aisées de l'ouest parisien, où le ciblage est manifeste, nous conseillons systématiquement une alarme certifiée NF A2P, avec transmission double voie (IP et 4G) pour résister aux coupures et aux brouilleurs.

Pour les caves et parkings, la réponse relève du contrôle d'accès plus que de l'alarme : lecteurs de badges à technologie chiffrée, suppression des télécommandes copiables, interphonie vidéo et caméra sur l'accès au sous-sol. Ces équipements se décident en assemblée générale, dans le cadre de la loi du 10 juillet 1965 sur la copropriété, et les caméras des parties communes obéissent aux règles de la CNIL et du RGPD (information des résidents, durée de conservation limitée, pas de visualisation des paliers d'appartements).

Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne : détection précoce et images exploitables de nuit

Ces deux départements combinent un habitat mixte, des taux encore supérieurs à la moyenne régionale et des délais d'intervention variables. La protection doit y être autonome et dissuasive : détecteurs extérieurs sur les accès, caméras capables de fournir une image couleur exploitable de nuit (technologies Hikvision ColorVu ou Dahua Full-Color), analyse intelligente pour ne déclencher que sur un humain ou un véhicule (AcuSense, WizSense) et non sur un chat ou un feuillage, sirène extérieure avec flash, et notification immédiate sur smartphone. Le choix entre télésurveillance et auto-surveillance dépend de votre disponibilité, mais dans tous les cas, l'enregistrement doit être local ou redondant : une preuve vidéo qui disparaît avec le NVR emporté n'en est pas une.

Grande couronne pavillonnaire : protéger l'arrière de la maison

Dans les Yvelines, l'Essonne, le Val-d'Oise et la Seine-et-Marne, la quasi-totalité des effractions que nous constatons passent par l'arrière : baie vitrée, porte de service, fenêtre de cuisine, garage attenant. La façade sur rue est rarement attaquée. Nos recommandations pour un pavillon :

  • Détection extérieure avant l'effraction : détecteurs de mouvement extérieurs avec caméra (MotionCam Outdoor) ou rideaux infrarouges (DualCurtain Outdoor) le long des façades exposées, réglés pour ignorer les animaux.
  • Caméras extérieures couvrant le jardin et l'allée, avec analyse d'image et vision couleur de nuit, positionnées hors de portée mais avec un angle exploitable pour l'identification.
  • Contacts d'ouverture avec détection de choc sur toutes les menuiseries du rez-de-chaussée, y compris le garage.
  • Éclairage à détection et simulation de présence (éclairage, volets roulants pilotés), particulièrement utiles sur le créneau 17 h - 20 h en hiver.
  • Sirène extérieure visible et audible, qui reste le premier facteur de renoncement observé.
  • Inscription à l'opération Tranquillité Vacances, gratuite, auprès de votre commissariat ou de votre brigade, en ligne jusqu'à trois jours avant le départ en zone police et la veille en zone gendarmerie.

En Seine-et-Marne, où les distances et les délais d'intervention de la gendarmerie sont plus longs qu'en petite couronne, nous insistons sur la dissuasion sur place : sirène de 110 dB, flash, éclairage puissant asservi à la détection, et pour les commerces et ateliers, un générateur de brouillard qui rend le local inexploitable en quelques secondes.

Cambriolages en Île-de-France, données SSMSI 2025 Trois profils de risque, trois stratégies de protection Ce que le département, la densité et le type de bien changent dans une installation
1 Paris et Hauts-de-Seine 10 938 faits en 2025, en baisse de plus de 20 %, cambriolage sélectif dans les communes aisées 4,7 à 5,1 pour 1 000
  • Porte palière certifiée A2P BP et détecteur de choc
  • MotionCam dans l'entrée pour la levée de doute photo
  • Alarme NF A2P à double transmission IP et 4G
  • Contrôle d'accès à badges chiffrés sur caves et parkings
  • Caméras des parties communes conformes CNIL et RGPD
2 Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne 8 972 faits en 2025, taux les plus élevés de la région malgré la baisse 6,0 à 6,9 pour 1 000
  • Détection extérieure sur tous les accès
  • Caméras couleur de nuit avec filtrage humain et véhicule
  • Sirène extérieure avec flash et notification immédiate
  • Enregistrement local redondant, jamais dépendant d'un seul NVR
  • Télésurveillance ou auto-surveillance selon votre disponibilité
3 Grande couronne pavillonnaire 14 871 faits en 2025 dans les 77, 78, 91 et 95, Seine-et-Marne seule en hausse 5,5 à 6,6 pour 1 000
  • Priorité à l'arrière de la maison : baie vitrée, porte de service, garage
  • Détecteurs extérieurs avec caméra ou rideaux infrarouges
  • Éclairage et simulation de présence sur le créneau 17 h - 20 h en hiver
  • Dissuasion sur place renforcée là où l'intervention est longue
  • Opération Tranquillité Vacances avant chaque absence
Point de vigilance : la moyenne départementale ne décrit pas votre rue Les Hauts-de-Seine ont le taux le plus bas de la région, mais Marnes-la-Coquette, Vaucresson ou Saint-Cloud dépassaient 13 cambriolages pour 1 000 logements en 2024. La densité de votre commune, le type de bien et la valeur perçue de son contenu pèsent davantage que le numéro du département.

Trois profils de risque en Île-de-France et les priorités d'équipement que nous en tirons, à partir des cambriolages de logements enregistrés par le SSMSI en 2025.

Ce qui ne fonctionne pas : les fausses caméras et les panneaux dissuasifs

La même enquête Flashs pour Depanneo révèle que 48 % des Français ont déjà utilisé une astuce pour simuler une présence ou une protection, dont 20 % en installant une fausse caméra et 15 % en affichant un panneau "chien méchant" sans chien. Nous le disons sans détour : une équipe qui repère un pavillon depuis un chemin communal reconnaît une caméra factice en quelques secondes (absence de câble, de LED infrarouge, de support cohérent), et un panneau n'a jamais arrêté personne. Pire, une fausse caméra peut engager votre responsabilité si un tiers pensait être protégé par elle. Le budget d'une fausse caméra de qualité est celui d'un vrai détecteur d'ouverture.

Budget, certification et assurance

Pour une maison individuelle ou un appartement en Île-de-France, un système d'alarme sans fil professionnel certifié NF A2P, avec détection extérieure et levée de doute photo, représente en général un investissement compris entre 1 500 et 3 500 euros pose comprise, selon le nombre de points de détection et les options (sirène extérieure, caméras, secours 4G). Chez Protech Alarme Vidéo, le matériel vous appartient et fonctionne sans abonnement ; la télésurveillance reste une option, pas une obligation. La certification NF A2P, délivrée sous l'égide du CNPP, conditionne souvent une réduction de prime d'assurance habitation et, dans certains contrats, l'indemnisation intégrale des biens de valeur. Vérifiez ce point dans vos conditions particulières avant de choisir votre système.

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Expert Protech Alarme Vidéo

L'avis de notre expert

Notre responsable des études de site, qui suit ces bilans depuis une quinzaine d'années, retient trois enseignements du millésime 2025. Le premier, c'est que la baisse est réelle et durable : un quart de cambriolages en moins en trois ans en Île-de-France, ce n'est pas un effet de calendrier, et l'équipement des ménages y contribue. Le deuxième, c'est que cette baisse ne se répartit pas au hasard. Elle est la plus forte là où la présence policière et l'équipement sont les plus denses, Paris et les Hauts-de-Seine, et la plus faible, voire inversée, en périphérie est, en Seine-et-Marne. Une équipe qui renonce à un pavillon équipé de Guyancourt ou de Saint-Cloud ne renonce pas à cambrioler, elle change de commune. Le troisième enseignement est le plus important pour nos clients : à l'échelle d'une maison, la statistique départementale ne vaut rien. Ce qui compte, c'est la configuration de votre parcelle, l'accès par l'arrière, la visibilité depuis la rue, vos horaires et la valeur de ce que vous détenez. C'est pour cela que nous ne vendons jamais un système sur catalogue : chaque installation commence par une visite, une lecture des accès et une conversation sur vos habitudes. Les chiffres disent où regarder ; l'étude de site dit quoi faire.

Conclusion

Avec 34 781 cambriolages de logements en 2025, l'Île-de-France recule de 12 % en un an et de 25 % en trois ans, et sept de ses huit départements sont en baisse. Paris et les Hauts-de-Seine reculent de plus de 20 %, la Seine-Saint-Denis et l'Essonne conservent les taux les plus élevés de la région, et la Seine-et-Marne, seule en hausse, mérite une attention particulière. Les premières données 2026 montrent une tendance stable, avec un été plus exposé. Ces chiffres ne décrivent pas votre rue, mais ils indiquent clairement les priorités : détection précoce à l'extérieur, levée de doute immédiate, images exploitables de nuit, et contrôle des accès secondaires, caves et parkings compris. Un diagnostic de site réalisé par un installateur qualifié reste la seule façon de transformer ces statistiques en protection concrète.

Sources et références

FAQ : questions fréquentes sur les cambriolages en Île-de-France

Le SSMSI a enregistré 34 781 cambriolages de logements en Île-de-France en 2025, contre 39 514 en 2024, soit une baisse de 12 %. Cela représente environ 95 cambriolages ou tentatives par jour, et 16 % des 211 600 faits recensés en France. Sept départements sur huit sont en baisse ; seule la Seine-et-Marne progresse, de 2,6 %.

Tout dépend de l'indicateur. En volume, Paris arrive en tête avec 7 078 cambriolages de logements en 2025. Rapportée au parc de logements, la Seine-Saint-Denis affiche le taux le plus élevé, autour de 6,9 pour 1 000 logements, devant l'Essonne (environ 6,6) et la Seine-et-Marne (environ 6,2). Les Hauts-de-Seine ont le taux le plus bas, autour de 4,7 pour 1 000, malgré des communes très exposées à l'ouest du département.

Sur la tendance longue, oui : l'Île-de-France compte 25 % de cambriolages de logements en moins qu'en 2022, et la France 15 % de moins qu'en 2016. Sur les sept premiers mois de 2026, le cumul national reste en léger recul (-1,2 %), mais juillet 2026 a marqué un pic saisonnier avec 18 665 cambriolages de logements, en hausse de 7,1 % par rapport à juillet 2025. La saisonnalité, été et fin d'après-midi en hiver, pèse davantage que la tendance annuelle.

En moyenne, oui depuis 2025 : le taux parisien est tombé autour de 5,1 pour 1 000 logements, sous celui de la Seine-et-Marne, de l'Essonne ou de la Seine-Saint-Denis. Mais les modes opératoires diffèrent. À Paris, l'effraction passe par la porte palière et les caves ; en pavillon, par l'arrière de la maison. Les arrondissements du centre et de l'ouest, comme les communes aisées des Hauts-de-Seine, restent nettement au-dessus de la moyenne, car les cambriolages y sont ciblés.

En appartement à Paris ou dans les Hauts-de-Seine : porte certifiée, détecteur de choc, levée de doute photo, alarme NF A2P et contrôle d'accès des caves et parkings. En Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne : détection extérieure, caméras couleur de nuit avec filtrage intelligent, sirène extérieure et enregistrement local. En grande couronne pavillonnaire : détecteurs extérieurs et caméras sur le jardin, contacts d'ouverture avec choc sur toutes les menuiseries du rez-de-chaussée, éclairage à détection et inscription à l'opération Tranquillité Vacances. Dans tous les cas, une étude de site gratuite permet d'adapter le système à la configuration réelle du bien.